Amis des créations, Amies des créations, Hello !
Beaucoup de choses ont changées pour moi durant ces derniers mois. Avec tous ces changements, vous aurez remarqué que ma production d'article a drastiquement baissée ! J'ai souvent tenté de savoir où se cachait mon inspiration ma créativité. Chose étrange, ces éléments pourtant indispensable à mes activités préférées semblent avoir leur propre volonté. M'étant un peu intéressé à la psychologie, je sais bien-sûr que ce n'est pas le cas, mais je ne peux affirmer clairement quels sont les éléments qui stimulent les zones de mon cerveau dédiées à la création. Tout ce que je sais, c'est que j'ai trouvé un ennemi certain de l'imagination: le travail. Autant dans ses principes de base que dans ses applications, le travail équivaut à une véritable lobotomie pour les imaginations fleurissantes.
Le travail vise, et a toujours visé, la production. Le niveau de production visé semble augmenté avec les années et ceci sans se soucier de ceux qui abattent ce travail colossal. Tout comme dans les structures scolaires classiques, une idée dominante, et absurde à mon avis, semble dire qu'une personne ne pouvant pas penser à autre chose qu'aux tâches qu'elle a à accomplir serait plus efficace qu'une autre. Je veux bien qu'un banquier devant la télévision ne serait pas productif, qu'un aiguilleur du ciel plongé dans un livre serait un danger publique, mais pourquoi un vendeur ne pourrait-il pas écouter de la musique en travaillant? Ou, au moins, prendre une pause pour se dégourdir les doigts sur une guitare?
On voit de plus en plus d'entreprises qui disent se soucier de leur employer, de leur "bien-être". On leur met à disposition des salles de fitness, des sièges massant, certaines entreprises vont même jusqu'à proposer les services de psychologue à leurs collaborateurs. On soigne donc leur corps, leur esprit, tout cela, bien-sûr, dans l'optique d'améliorer le rendement.
Cependant, rares sont les entreprises qui visent l’épanouissement de l'imagination de ses salariés comme but. Je n'ai, de mémoire, jamais entendu parler d'entreprises classiques qui mettraient à disposition des locaux de musique, de peinture, ou de danse. Tout cela parce que ces éléments ne sont pas utile à l'entreprise.
Evidemment on peut trouver des structures qui offrent ce genre de prestation à leurs travailleurs. La plus connue d'entre elle est certainement Google, qui n'hésite pas à mettre des toboggans dans ses bureaux ou des poufs dans les salles de réunion (je parle ici des objets pour s'asseoir).
Mais pourquoi font-ils ça? Les patrons de ces entreprises sont-ils des philanthropes convaincus? Des amateur d'art? Si vous pensez que tel est le cas, je pense que votre vision est bien gênée par le doigt qui vient de pénétrer dans votre globe oculaire.
Non, ces entreprises ont besoin d’innovation pour assurer leur performance, leur production. Il faut inventer pour progresser, pour vendre. Il est encore une fois question de production et d'utilité.
Personnellement je suis un amoureux de l'imagination. Elle est un des seuls échappatoires plus ou moins sains auxquels l'homme puisse recourir. Elle est l'un des éléments indispensables à une vie complète. Sa place est tellement grande qu'on peut sentir son influence dans tout les domaines: les plans de vie projetés dans l'avenir y font appelle, les interactions sociales en demandent, la compassion ne pourrait exister sans elle tout comme les fantasmes, les rêves et les craintes.
L'imagination est donc un des éléments nécessaires et obligatoires à la vie. Je te demande donc à toi, oui toi devant ton ordinateur, toi qui lit cet article, de bien vouloir chérir ton imagination et de la nourrir, car avec de minces efforts même les mesures visant à nous l'enlever est un engrais pour y faire fleurir les plus belles pensées.
A Ploutch !
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