lundi 29 avril 2013

Publicité à la con !

Lecteurs, Lectrices, Hello !

Aujourd’hui c'est encore la télévision, source inépuisable de connerie, qui me fait tilter. Alors que je comatais devant le poste, fait rare qui n'arrive que les week-ends lorsque je décide de passer ma journée à me demander d'où viendra l'inspiration, une pub pour une marque de voiture est venue très gentiment me foutre un coup de pied au cul. Les yeux imbibés de sang, l'ego remonté face à une telle connerie j'ai saisi mon clavier et me voilà.


Dans la publicité un jeune homme fait du stop sur le bord de la route, la moto avec laquelle il semblait faire un voyage étant tombée en panne. Le voyageur est enfin récupéré par une voiture rutilante (de la marque vendue évidemment).
Une fois installé dans la voiture, le jeune homme lance un regard admiratif à l'intérieur luxueux de l'engin avant que l'homme qui la conduit, en costar s'il vous plait, ne lui demande sa profession. Le jeune homme lui répond qu'il prend une année de pose et, sur ce, le conducteur rétorque, non sans une pointe de dédain, un "intéressant" monotone. Une fois chez lui le jeune homme retrouve son père, un homme à l'air hautain, auquel il annonce un magnifique "Papa, j'accepte le poste" avant d'ajouter une condition. Devinez laquelle. Oui, une voiture de fonction.

Bravo. Bravo à cette publicité pour avoir réunis en moins de deux minutes les éléments nécessaires à me faire bondir d'indignation ! Je m'explique.
Ce sympathique jeune homme a pris, tout comme moi, une année de pause. Il a en plus fait ce que je voulais faire: voyager. Au début de cette pub, je me croyais donc en présence d'un esprit libre, un vagabond, un fils du vent, bref, un jeune homme bien sympathique. Après l'arrivée du personnage pédant et suffisant de l'automobiliste costarisé, je voyais déjà mon homologue lui faire changer d'avis et le convertir à ce mode de vie. Imaginez ma déception à la vue de la chute de cette publicité.

Qu'une pub vante l'acquisition du bien matériel, soit, c'est même son but, mais qu'elle dénigre par la même un mode de vie qui a pour moi plus de valeur que celui prôné par le consumérisme, je dis non ! Et pourquoi pas ? me direz-vous.
Eh bien, tout d’abord, le fait de prendre une année sabbatique y est dénigré. Comme je l’ai mentionné plus haut c’est un choix que j’ai moi-même fait et je peux vous assurer que ce n’est pas un choix facile à faire. Voir tout ses contemporain commencer des études universitaires, chose étant vue (à tort à mon avis) comme un véritable passage à l’âge adulte et à un niveau de culture plus élevé, alors que l’on a décidé de s’arrêter pour réfléchir peut être assez déroutant. Comment donc un individu peut-il dévaloriser ce qui pour certain relève de l’acte courageux ?
Puis nous avons le retour vers le père. Le fils à papa accepte donc le poste, mais seulement s’il peut avoir une belle voiture pour montrer son prestige, non-mérité bien évidemment, à tout le monde.

Mon Dieu ! Les publicitaires auraient-ils pété une durite ? Comment pouvez-vous baser une pub sur un personnage aussi pathétique ? Auriez-vous envie de posséder une voiture qui renverrait le message « Eh ! Je suis un fils à papa, je suis pistonné et même ma voiture ce n’est pas moi qui l’ai achetée » ? Car oui, ce genre de pub semble s’adresser à des personnes qui veulent renvoyer une image par le biais de leur possession matériel.
Alors à vous chers publicitaires : arrêtez ce genre de publicité mal réfléchi, ne vous basez pas sur les autres publicités pour faire les vôtres.
En fait, arrêtez de faire des pubs tout court, ça m’arrangerais...

A Ploutch !

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