Internautes, Internautes, Salut !
Comme chaque week-end durant lesquels je n'ai rien à faire, je me suis encore perdu sur le net. En effet, le fait d'avoir un ordinateur portable dans sont lit me mène parfois à y rester des heures en navigant sur la toile. Alors que je me bâfrais de chronique du 3615 Usul, du joueur du grenier et d'informations divers et variées sur le web, j'ai fait un constat évident bien qu'assez contre-nature: je regarde tout cela à travers un écran. Mais quelle sont les conséquences de tous ces écrans?
J'aurais pu ici faire un travail de recherche, aller vous trouver un historique et expliquer comment cette communauté de pixel se réuni comme de bons petits communistes pour former un tout puissant et admirable.
J'aurais aussi pu vous expliquer les impacte physique de l'écran sur l'homme. L'obligation de ne pas bouger débouté par la WII, ou encore les méfaits supposés de l'écran qui nous a tous valu de la part de nos parents un "ne regarde pas la télé de trop près, c'est mauvais pour les yeux". Mais là n'est pas mon propos.
C'est l'objet de l'écran et ses répercutions psychologique qui m’intéresse ici, la distance séparant la personne non pas de son écran, mais des événement qui s'y passe. Je m'explique.
Jamais rien de se qui peut se passer sur un écran ne vous paraîtra proche de vous (à moins bien-sûr que cela soit vous qui y figuriez) et cela même en 3D.
Prenons le premier des écran que l'histoire ait connu, celui de cinéma. Combien d'entre nous ne sont jamais ressortis d'une projection et se sont rassurés, confortés ou consolés en se disant "ce n'est qu'un film"? Dans ce cas précis, la distance prise par rapport aux événements est due à la scénarisation qui, bien qu'elle ne soit pas explicitement évoquée, permet de les discréditer. L'écran n'a donc que peut d'implication dans ce processus, le cinéma n'est dans le fond qu'une pièce de théâtre plus réelle dans les décors et filmée.
C'est dans le cas des interaction avec les autres êtres vivants que l'écran devient un rempart. Impossible donc de ne pas évoquer internet et ses dérives. Les insultes, les brimades, le harcèlement, ne sont possible que parce que la personne derrière sont écran se croit hors d'atteinte de son interlocuteur. Je suis près à parier que le forum regorge de petits jeunes d'un mètre cinquante s'en prenant à des boxeurs ou à des montagnes de muscle. Pas sûr qu'ils mettraient autant de cœur à l'ouvrage, de convictions dans leurs propos ou autant de diversité dans leurs insultes s'il avait leur cible en face d'eux...
On pourrait aussi parler ici de la pornographie, mais le problème es sensiblement le même. Peu des consommateurs de sexe virtuel seraient, selon moi, prêts à fixer deux personne en plein ébat exagéré et ce à une quinzaine de centimètre de leurs appareils génitaux.
Cette distance virtuel, mais pourtant bien réelle, n'est cependant pas uniquement source de mauvais actes. Prenons par exemple les "bons" hackers, les "Wihte Hats". Ce sont de vrais résistant moderne qui, à coup de pont et de tunnel virtuels ou encore de serveur, vont tenter, par exemple, de rétablir des connexions internet lorsqu'un état les coupe (l’exemple le plus récent étant sûrement le cas de la Syrie)., tout cela dans le but de redonner une chance aux opprimés de continuer à s'exprimer. L'écran permet ici à de chétifs boutonneux à lunette (oui je caricature, et?) d’accomplir des actes héroïque.
Cependant, depuis peu, les écrans permettent des avancées pour le moins inquiétantes. La plus représentative est sûrement celle des célèbres drones, ces avions télécommandés créer pour abattre des humains sans mettre en danger celui qui le pilote. Au delà de la simple démesure de l'inégalité de chance d'un taliban présumé face à un drone, ce sont les mécanismes d’obéissance qui ont lieu dans la tête de celui qui le conduit qui m'inquiète.
Ces drones sont piloté par des militaires, dans de petits box. Dedans, deux personne y prennent place, un qui vise et un qui donne l'ordre de tirer.
Avant d'aller plus loin j'aimerais expliquer ici à ceux qui ne le connaissent pas, l'un des travaux les plus connus et sûrement l'un des plus inquiétants au sujet de l’obéissance: l'expérience de Milgram. Elle a connu, par sont créateur, nombre de variantes, mais le principe de base est assez simple.
Un acteur est assis sur une chaise, en étant recouvert d'électrode. Une personne qui n'est pas au courant de l’expérience est chargée de poser des questions à l'acteur et, s'il n'est pas capable de répondre (ce qui est le cas), se voit donner l'ordre de lui envoyer une décharge électrique. La puissance augmente graduellement jusqu'à atteindre un seuil mortel. Résultat: les deux tiers des sujets vont jusqu'à tuer "virtuellement" l'acteur qui joue la douleur, les cris puis la mort.
Où est le rapport avec les écrans me direz-vous. Et bien, figurez vous que, grâce au variante de l'expérience, Milgram en est venu à deux constats susceptibles de nous intéresser:
- L’obéissance augmente si la personne représentant l'autorité (un médecin chez Milgram) et donnant l'ordre est en uniforme.
- Plus la victime est éloignée du sujet, plus l'obéissance est haute.
Le problème de l'autorité et de l'uniforme est vite réglée dans le cadre de l'armée. Celui de la distance rejoint nos constats sur les écrans. Combien d'entre nous ne sont plus sensible aux images de massacre diffusées par les média? Tout ce qui passe par un écran est "loin".
Il est donc très facile de comprendre qu'un soldat basé aux USA, qui se voit donner l'ordre de tirer sur quelque pixel par un sergent en uniforme posté juste dernière lui, aura moins de peine à tuer qu'un pilote seul dans son cockpit.
La dérive due au écran est donc, d'après moi, plus à chercher ici que dans les jeu vidéos violent.
A Ploutch !
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