mardi 15 janvier 2013

Soy un perdedor


Hier soir, alors que je cherchais, comme tous les soirs, l'inspiration, je l'ai trouvé dans la musique. Encore une fois, l'une des magnifiques chansons de mon répertoire m'a servi de muse. Je cherchais mon problème, ce qui va pas chez moi, et là paf: Loser de Beck. J'ai trouvé ce qui va pas: je suis tout ce que je déteste !


Par exemple, je déteste les gens timide. Enfin, je hais la timidité. C'est vrai: ça sert à rien, c'est irrationnel, ça nous freine dans la vie et ça créer des problème là où il ne devrait pas y en avoir. Pourtant je le suis. Alors bien sûr, ce n'est pas le genre de timidité qui m’empêche de parler en publique (ça serait problématique pour mes activités théâtrales et au sein du conseil des jeunes), non, c'est une timidité de proximité. J'ai peur de paraître bête devant les gens que je ne connais pas et en particulier face au sexe opposé (qui, dans ma tête torturée, serait plus enclin à me juger, ne me demandez pas pourquoi). Pire encore ! je suis timide avec les gens que je commence à connaître.

Je déteste aussi les "je-sais-tout". Evidemment, toute personne qui me connait sait pourtant qu'il s'agit bien là d'un de mes traits de caractère. Je suis également borné: je ne changerai jamais d'idée sauf si le doute vient de moi. On peut encore ajouter que je suis, même si j'ai réussi à faire taire cette partie de moi, un véritable obsédé. Bon, c'est pas pathologique, hein, mais demandez à des personnes qui m'ont connu il y a trois ou quatre ans et vous verrez que je suis même allé jusqu'à pervertir des âmes tout à fait charitables! Mon esprit est tordu et je vois des doubles sens partout (tenez: je me garde ici de faire un blague graveleuse).

J'ajoute encore à la liste que je suis susceptible, arrogant, faible, peureux, je suis un coeur d’artichaut, pathétique, casanier, je suis un gamin avec des goûts de papy, et enfin, je suis désespérant de paresse. Mais attention, j'ai dit "je suis tout ce que je déteste" pas "je déteste tout ce que je suis".

C'est bien là le problème. Ça veut dire que je suis ce que déteste mais je ne peux pas me détester (vous me suivez?). J'arrive à trouver de la motivation dans le fait que je suis ce que je déteste. En gros, je m'aime bien. 
C'est assez bizarre, dans ces moments d'illumination, de voir à quel point j'ai aucune raison de m'aimer. Des fois c'est même assez blessant comme sensation. Je suis en même temps le porteur du pansement et le sarcastique monsieur je-sais-tout. Je m'aime en étant détestable mais je déteste ça. C'est bien joli moi, mais les autres ils deviennent quoi là-dedans?

Et bien, les autres sont les seuls qui me supportent. J'ai de la chance d'avoir des amis, une famille et parfois même des amours. C'est simple: je ne peux pas me supporter, je me croiserais dans la rue, je me foutrais un gnon, mais je me dis que si je voyais les amis qui m'entourent, je ne pourrais être qu'un gars bien. 
Ne dit-on pas qu'on voit la valeur d'un homme aux amis qui l'entourent? Je serais donc un bon gars? Voir même un mec extraordinaire?!? Étrange...

Alors voilà, c'est petit, c'est pas super bien écrit, mais je me devais de dire merci à tout ceux qui me supporte et même à ceux qui m'ont supporté autre fois. Attention, supporter ne veut pas dire encourager, mais bien porter, soutenir, c'est un vrai travail qui coûte de l'énergie et vous le faites quand même, vous ne demandez rien en retour. J'ai beaucoup de chance de vous avoir près de moi. 
Donc du plus profond de mon coeur et à l'intention de mes amis: merci !

A Ploutch !

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