mercredi 5 décembre 2012

Si rot


Haha, Hoho, Huhu !

Me voilà dans le train qui me ramène (deux jours plus tôt que prévu) de Remis. Bon, là-bas j'ai pu constater que je suis pas vraiment fait pour vivre en groupe, du moins pas dans n'importe quel groupe. Mais là n'est pas le sujet de mon article. On m'a souvent reproché d'être utopiste, ronchon, de me faire des faux espoirs ou encore d'être trop confiant. Oui, je le suis parfois. Mais j'ai compris aujourd'hui d'où me venait ces ''défauts''. Enfin, j'ai remarqué une chose intéressante à ce sujet mais il faut bien faire un peu de sensationnalisme non? C'est en observant un de mes tic de langage. Vous avez sûrement déjà remarqué à quel point les gens utilisent le mot si. Bah pas moi !



Avant tout j'aimerais préciser une chose, je vais donc parler du mot si mais dans son utilisation de possibilité antérieur (je ne crois pas que c'est le vrai nom mais c'est pas grave) et du peut-être dans son utilisation de possibilité futur.

D'abord pourquoi l'être humain utilise-t-il plus le si que le peut-être  ? Le si se porte sur le passé. « Ah si j'avais fait ça ». Il ferme les portes, il exclu une finalité autre que celle qui a eu lieu. Son utilisation en général exprime un regret, un désir de revenir en arrière. Je vois le si comme un élément négatif de regret et définitif. Vous connaissez bien-sûr l'expression « avec des si on mettrait Paris en bouteille » et bien moi j'ai toujours vu le si comme un mot qui donnerait « avec des si on aurait pu mettre Paris en bouteille ». Après un grande partie des phrase construite avec un si on peut ou pourrait ajouter un « mais ce n'est pas le cas »

Moi j'aime les peut-être. Déjà, ils se portent sur ce qui vient. Après, ils laissent TOUTES les possibilités ouvertes, plausibles. « Peut-être que je vais retrouver Angelina Joli dans mon lit ce soir ». Oui j'ai déjà plus de chance de vivre ça que de voir un fantôme (merci Boulet). Le peut-être est, à mon avis, optimiste. Dans un de mes articles je disais que j'ai confiance en mon moi futur. La raison est là. Je vois mon avenir en peut-être et tant que je n'aurai pas essayé, tenté de réaliser ces possibilités je resterai avec ces peut-être. Je suis quelqu'un de calme pour mon avenir (vous auriez dû me voir ''réviser'' pour mes examen), j'étais, et suis, confiant parce que je sais qu'il me restera toujours des peut-être pour me sortir des mauvais moments. Les peut-être sont réconfortants et me permettent de me calmer et c'est peut-être pour ça que je m'en sort si bien. Le peut-être me relaxe, me donne confiance dans l'avenir et m'éloigne du stresse.

Mais attention, n'interprétez pas mal mes propos ; cela ne veut pas dire qu'il faut rester sur son canapé à attendre de gagner à la loterie, non. Ça ne veut pas dire que je ne fait rien et que j'attends que tout me tombe sur la tête. Mais je vois partout un minimum de chance et pour moi qui ne suis pas fataliste, toutes chances, aussi minime soit-elle, peut être augmentée et doit l'être. Le peut-être est donc un énorme moyen de motivation. Plus la chance est minime plus l'envie de la faire grandir est forte. Un examen dont je connais a peu près la matière ne me motivera pas ou peu. Un projet irréalisable me passera au-dessus de la tête. Le premier cas mérite un sûrement le deuxième un jamais mais un peut-être dans n'importe quel domaine me donnera l'envie de tout mettre en œuvre pour faire grandir mes chances.

Pour parler d'un point de vue plus philosophique, l'homme marche à reculons. Je n'entends pas par là que nous somme tous en mesure de faire le célèbre moonwalk, mais que l'homme voit où il est passé mais pas où il va. Si (attention l'utilisation que je fais ici du si n'est pas celle dont je parle dans mon article) il heurte un obstacle il le verra après coup. Le si que je dénonce se porte sur ces obstacles passés alors que le peut-être se porte les objet ''bénéfique'' à venir sur le chemin (ils sont derrière mais en fait devant mais c'est parce que le gars marche à l'envers, enfin, à reculons... je suis pas clair là non?).

Bref, tout ça pour dire que oui, je suis utopiste et optimiste quand je peux placer un peut-être parce que j'en ai besoin. Je sais, ça peut faire peur à certaines personnes surtout quand le peut-être se porte sur un être humain, mais là aussi j'en ai besoin. Et oui, je me porte peu sur les actions passées, du moins pas avec des si. Et oui, quand c'est perdu d'avance je ne perds pas mon temps à essayer et je ronchonne pour déplorer cette impossibilité. Et oui je suis un gros flemmard quand je suis confiant et je le dis. Alors voilà, je fonctionne comme ça et si ça vous plaît pas... bah tant pis !

À Ploutch !

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