Il y a de ça un bout de temps je me rendais régulièrement à l'epfl pour y faire les lumières sur une pièce de théâtre. Un jour, alors que je prenais le métro avec mon habituel esprit endormi, je suis tombé sur une scène qui m'a enfin sorti de mon état léthargique.
Voici ce que j'ai vu (oui, en bon geek j'ai pris un photo avec mon téléphone):
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| Pour ceux qui n'arrive pas bien à voir, il s'agit d'une rose écrasée sur le sol du métro |
1. Le coup du lapin.
Un homme attend sa bien-aimée à la station de métro, une rose à la main. Personne ne vient. Après un délais désespéré d'une heure, qui servit plutôt à résigner l'homme qu'à lui donner une chance, il monte dans le métro, attend le sifflement de l'alarme de fermeture des porte et, au moment ou le vacarme des portes retentis, lâche la rose.
2. Le livreur.
Il est déjà 16h50, cinq minutes de retard. Les bras chargés de fleurs, un livreur court sur le grand pont. Il sait qu'il ne lui reste pas beaucoup de temps et un grande distance à parcourir. Escaliers, couloirs, ponts, routes, feux et enfin le métro. C'est pendant la sonnerie qu'il arrive à se faufiler entre les portes qui se ferment déjà. Cette manœuvre lui coûte deux fleurs, une à l’extérieur du métro, l'autre se trouve déjà sous la roue d'une poussette. "Tant pis".
3. La rupture.
Ils étaient sensés aller au cinéma, arrêt Malley. Le garçon, pas très grand, pas très beau semble agacé mais tient tout de même une rose dans sa main. La fille, grande, belle et sublimée par le maquillage qui les a mis en retard semble désolée. Le métro roule et le ton monte. Le garçon semble excédé, la fille réplique, l'arrêt passe. La fleur est jetée par terre, le couple se sépare, définitivement.
4. La politique.
Alors que les serpents de fer déversent leurs flots d'humains, des partisans de la rose distribuent leur emblème aux passants, espérant grappiller quelques voix. Un homme en costard prend la rose fragile sans vraiment porter attention à celle qui lui la tend. Une fois arrivé dans le métro l'homme "moderne" se rend compte de son erreur: il n'est pas de se bord là. La place de cette rose est donc au plus bas, sur le sol.
5. Le geste.
Année sabbatique, rien à faire de ses journée, ennui. Voilà se qui résume la vie de ce garçon. Il a trouvé une rose posée sur un rebord de fenêtre en ville. Il ne sait même pas pourquoi il l'a prise, il n'a personne à qui l'offrir. "Autant en faire profiter quelqu'un d'autre". Il laisse la fleur tomber et la piétine. "Peut être que ça va inspirer quelqu'un".
A Ploutch!

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