mardi 16 octobre 2012

Impro... bable

Lecteurs, Lectrices, Saluuut !

Me voilà de retour pour un petit texte écrit en écriture automatique. Le principe est simple: un thème généré par un programme, une écriture rapide et sans modification du début à la fin. Le tout avec de la musique évidemment. Cette fois c'est Gorilaz. Alors, go !


Du désastre au sauvetage

J'ouvre les yeux, je cherche le réveille du regard, il est cinq heures. Je me retourne délicatement pour voir si elle dort, c'est le cas. Je lui touche le dos avec  ma main. Aucune réaction. Tout va bien, je peux me lever.
Devant l'immeuble les lampadaires ne sont pas encore éteints et le soleil est à peine lever. Je marche sans trop y réfléchir. J'ai l'impression d'être encore dans un rêve et j'adore ça. Je crois même que je ne me souvient plus pour quoi j'ai décidé de faire ça. Ah oui, c'est son anniversaire et donc le meilleur moment. Je crois que je commence à y voir plus clair. Je sens enfin que la pluie, bien que pas très inquiétante, tombe sur ma casquette. "Encore un été pourri". Je crois que c'est la première chose que je pense vraiment, je ne suis plus si admiratif. J'ai un goût bizarre dans la bouche et je ne peux pas dire s'il est agréable ou non. Voilà, voilà la vraie raison. Les autres jours, je n'avais pas de raison de me lever mais aujourd'hui si !
J'arrive aux quais, l'eau reflète les silhouettes des premiers hommes levés pour travailler. Je longe le quais le moins fréquenté pour atteindre le bout. Là, la terre continue brute, sans avoir vu le passage de l'homme. "On dirait le Cap Nord". En core dix minutes de marche, j'y suis. Là, droit devant moi, une montée menant à l'une des falaises les plus hautes de la région. vingt-cinq mètres de chute libre. Bientôt.
Le vent souffle comme souvent au bord de l'eau. Ce liquide encore trop sombre parait être une mer de pétrole, un pétrole noir, opaque, menaçant. "Toi tu me plais". 
Mes orteils ne touchent plus l'herbe de la falaise. À côté de moi un pissenlit fait profil bas face à la pluie. C'est le jour parfait, son anniversaire. Cette fois c'est bon. Je me décide, je me prépare à sauter. C'est agréable. Deux mains viennent de me prendre par la taille. C'est maintenant deux bras fins qui m'enlacent. C'est encore elle. Elle me prend par la main. On rentre à la maison comme à chaque fois. "L'année prochaine". C'est si bon...


À Ploutch!

 

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