vendredi 24 août 2012

Si vous voulez détruire un homme

Les amis, les Amies, Salut.

Il n'y a pas si longtemps que ça, une amie me gratifiait en cour de philosophie d'un magnifique « mais on s'en fout de ta vie » alors que je parlais d'une expérience que j'avais vécue. C'est vrai que la plus part de mon temps je parle de moi. Mais détrompez-vous, ce n'est pas à cause d'un ego sur-dimensionné que je me base sur mes expériences mais bien car c'est la seule source de savoir à laquelle je puisse me fier.
Par exemple, alors que je lisais le tome 5 des notes de Boulet, série savoureuse dont j'adore me nourrir en voyage notamment le tout récent à Berlin, je suis tombé sur la phrase suivante : « Si vous voulez détruire un homme, donnez lui tout ce dont il a rêvé ». Je ne suis pas tout à fait d'accord. Je m'explique.

Dans cette citation et la petite BD de laquelle elle est tirée, Boulet parie sur la déchéance de l'homme si il obtient tout ce qu'il veut. Bien-sûr cette supposition (je doute que quelqu'un ait déjà eu tout ce qu'il voulait) n'est pas fausse. Il est facile de constater que la motivation de faire quoi que ce soit vient d'un manque, d'une envie. Seulement, je pense que jamais personne ne pourra être annihilé par l’obtention de tout ce dont il a besoin. Les envies de manger, de boire, de bouger, de discuter, de se divertir ou même de baiser seront toujours insatisfaites et renouvelées à tel point que l'être humain ne pourra jamais moisir sur un fauteuil. Pour moi le résultat le plus proche de la destruction d'un homme s'obtient par un autre moyen très peu différent de celui de boulet.

 « L'enfer c'est les autres » disait Sartre. Peu d'entre nous pourrons dire que cette phrase est fausse dans tout son contenu. Mais encore plus d'humains seront d'accord de dire que le contraire est vrai. Les autres c'est le paradis. Quand vous avez un souci, un problème, une douleur, même au cœur, les « autres » sont là pour vous aider. Votre maman vous posait sa mais là où vous aviez mal quand vous étiez petit, un amis vous change les idées, vous fait rire, vous emmène dans un bar lorsque votre moitié ne l'est plus et votre moitié vous soutient lorsque vous perdez un être cher. Oui les autre vous sorte de l'enfer... Parfois.

Pourquoi ce scepticisme me direz-vous. Et bien, car le moyen de détruire quelqu'un réside aussi dans cette aide. Imaginez un instant qu'un ami vienne vers vous se plaindre d'un malheur. Vous le plaindrez et je suis prêt à pariez que vous essayerez de lui faire voir tous les points positifs de sa vie. Voilà qui devrait l'aider penserez-vous. En bien pas forcément ! En effet, mettez vous à la place de quelqu'un à qui il manque quelque chose. Pour vous cela peut être un tout petit rien, une broutille, mais pour lui cela peut être la chose la plus importante au monde, une nécessité. Il se retrouvera donc à devoir vous expliquer à vous qui ne le comprenez pas que oui, tout va bien, que oui, il vous a vous et que oui, les enfant en Afrique sont plus malheureux que lui mais que ce petit rien qui lui manque lui gâche toute la saveur de sa belle vie.
C'est comme un plat gastronomique sans sel : il y a tout ce qu'il faut, une bonne viande, un coulis de fruit, de belles herbettes et une touche de jus de citron. Il ne manque « que » le sel. Rien à faire c'est dégeu.

Alors pour détruire un homme, donnez lui tout ce dont il a toujours rêvé, sauf le plus important.

 A Ploutch

2 commentaires:

  1. Ptin mais c'est quoi cette pseudo-argumentation à deux balles?

    Si tu veux détruire un homme, tu lui donnes ce dont il a toujours révé, donc il n'a plus aucune raison d'avancer, donc il s'enlise, donc il ne se renouvelle plus. Il finira à un moment par se détruire.

    Point. L'ensemble de votre argumentation est basée sur une mauvaise interprétation, à voir que vous confondez "rêves et besoins", que vous citez Sartre sans tendre de liens précis quant aux autres dont on a jamais parlé dans la citation de base...

    C'est vraiment écrire pour se sentir exister, pour se savoir lu?

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  2. D'abord, bonsoir et merci de laisser un petit commentaire. Désolé de ne pas y avoir répondu plus tôt, je n'ai pas vraiment eu le temps.
    Plusieurs point ont, me semble-t-il, mal été compris. Laissez moi clarifier ces deux trois petite chose - Oui, contrairement à votre indécision, j'ai décidé de vous vouvoyer, après tout, on a pas fait schmoliz!

    De un, commencer un commentaire par "Ptin" n'est pas le meilleur des moyen de commencer un argumentation qui se veut plus solide qu'un article...
    De deux, il me parait facile de critiquer une argumentation en deux phrases et finir par "Point". Vous remarquez qu'en général on termine par cette ponctuation, vous introduisez pourtant ce mot au milieu de votre texte. Mais laissons les remarques d'ordre formel de côté.

    Votre premier paragraphe n'est pas plus fondé que mon texte. Ni vous ni moi ne serait capable de prouver l'une des deux hypothèse.
    Votre deuxième point est, étonnamment, plus juste dans sa forme que son fond. Vous parlez d'un interprétation "fausse". L'interprétation est par définition partiale, donc relative. Pour moi, elle est juste.
    En suite il ne me semble pas que le besoin de manger soit un "rêve", relisez plus attentivement l'article, j'utilise les besoin pour infirmer la théorie de Boulet, pas pour appuyer la mienne.
    Pour ce qui est de Sartre il est vrai que je le cite sans trop d'explication. La raison est assez simple: je fait référence à ce que la phrase représente dans l'imaginaire collectif. Pour les " liens précis quant aux autres dont on a jamais parlé dans la citation de base", j'ai de la peine à vous suivre. Le terme en lui même est vaste - je penses même que c'était là une volonté de l'auteur - difficile donc de faire des liens "précis".

    Pour votre dernière boutade - je crois que s'en est une - mon but n'est pas d'écrire "pour me sentir exister" ou "pour se savoir lu", mais bien pour écrire. Je prend un énorme plaisir à le faire même quand il s'agit de répondre à des lecteurs comme vous. Donc désolé de ne pas être un "hater" - ce que vous semblez être, mais avec bien peu de jugeote -, mais j'aime trop écrire pour vous donner raison.

    Au Plaisir

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